☁ Au cœur des ténèbres – Conrad ☁

Dans le cadre d’un de mes cours à l’université, je dois lire trois ouvrages se rapportant à la problématique « Expériences de l’Histoire, poétique de la mémoire ». Les trois ouvrages choisis sont :

  • Au cœur des ténèbres de Conrad
  • Le Cul de Judas de Lobo Antunes
  • LAcacia de Claude Simon

20171004_162849

Bien qu’il s’agisse d’un cours de préparation à l’agrégation, je ne compte pas passer ce concours. Le thème en revanche m’intéressait c’est pourquoi je me retrouve à vous parler de ce livre, mais dans une perspective autre que le lien au cours.

Il est vrai qu’il est parfois difficile de discerner les lectures « plaisirs » des lectures « obligatoires », mais depuis que je suis sur Bookstagram et que j’ai retrouvé le goût de la lecture, j’ai décidé de prendre chaque lecture scolaire pour une lecture plaisir. Le fait d’être contraint(e) par l’obligation de lire un ouvrage gâche souvent le plaisir de lire, et on laisse moins souvent de chance à l’ouvrage en question… Je sais en tout cas que je suis passée à côté de beaucoup de lecture juste parce que celles-ci étaient « obligatoires ». Bref, tout ça pour vous dire qu’il s’agit de ma première lecture « obligatoire-plaisir »!

20171011_140110

Au cœur des ténèbres est un ouvrage du XIXe siècle, mettant en scène un marin, le capitaine Marlow, qui nous raconte l’histoire de M. Kurtz. Par le biais de deux narrateurs, l’histoire évolue en suivant les contrées africaines, alors considérées comme le centre du monde. Le rapport à l’autre à cette époque était bien différent d’aujourd’hui : parfois quelques passages peuvent être choquants et racistes, ce qui n’était pas du tout considéré comme tel à l’époque. Mais justement, c’est par ce décalage que le récit puise sa force. Souvent je me suis demandée comment on pouvait penser certaines choses de l’autre sans même le connaître, aussi bien en tant qu’individu qu’en tant que communauté. Je me suis aussi questionnée quant au choix du point de vue pour raconter le récit: le premier narrateur parle très peu, à tel point qu’on l’oublie; Marlow est en grande partie passif dans son histoire. Il parle, évoque ses souvenirs, ses interrogations. Souvent, il se trouve allongé ou assis, il ne va pas à l’information, c’est le récit qui vient à lui. Le meilleur exemple est celui où il dort à moitié sur le bâteau et perçoit des bribes d’une conversation a priori compromettante. Plutôt que de se lever et de se rapprocher discrètement pour en savoir plus, il reste allongé, se réveille à moitié, semble indifférent au fait de ne pas percevoir la conversation dans son ensemble…

Est-ce que cette passivité est représentative de la relation à l’autre ? Est-ce qu’on laissait couler les réflexions et la violence à l’égard des communauté étrangères et, ici, africaines?

Finalement, l’ambiance est assez sombre tout au long du récit; je ne sais pas comment expliquer cette impression mais il ne me reste aucune image lumineuse de cet ouvrage. Même le soleil levant ou couchant me laisse une lumière rouge-orangée agressive. Je reste intriguée quant à cette lecture, qui pour de bon m’a plongée Au cœur des ténèbres

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :