Le Ciel n’envahira pas la mer de Dimitri Demont

Il s’agit du premier roman de Dimitri Demont, qu’il m’a gentiment envoyé et que je remercie pour sa confiance.

Comment décrire ce livre ? C’est à la fois une poésie de la rupture et une ode à soi-même. On rencontre Simon, de retour à Quassaint après sa rupture avec Jen. Ils étaient un couple qui s’est formé pendant les vacances d’été à Quassaint, une ville bretonne, théâtre de l’histoire du roman. C’est dans cette ville que chaque été se retrouvent les enfants des familles quassaintaises. L’auteur y évoque l’évolution des relations amicales, aussi bien entre parents qu’enfants ; mais aussi les évolutions avec l’âge et le temps qui passe. Chaque personnage grandit, s’affirme ou s’efface pour laisser apparaître le temps d’un été une personne digne d’être de Quassaint. Bien plus que le décor du roman, Quassaint est surtout la source principale de la pression sociale, que va ressentir Simon et qui va rythmer bien plus que ses vacances d’été chaque année. Comment se sentir digne d’un rang social lorsque son père n’est pas aussi fortuné que les autres avec lesquels on évolue ? Comment cacher, renier, effacer sa famille pour paraître quelqu’un comme eux? C’est avec ce genre de question que Simon va vivre, ou plutôt va se torturer l’esprit. Mais qui donc ne s’est jamais posé de questions sur son milieu social et sa propre identité ?

 

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Les descriptions du paysage maritime sont tout simplement grandioses, elles viennent apporter un vrai quelque chose, comme de la mélancolie, ou plutôt comme un espoir, à Simon. La métaphore de l’astronaute est aussi très belle et permet de voir l’évolution de la psychologie de Simon face à sa rupture.

Les dialogues m’ont, au début je l’avoue, un peu perturbée. On y retrouve une oralité très contemporaine, j’avais l’impression d’entendre des jeunes (non pas que je sois vieille, quoi que…) parler. Je ne savais pas trop comment percevoir ces dialogues, jusqu’à me rendre compte que cela rendait l’histoire encore plus réelle et que cela contribuait à s’identifier plus ou moins facilement aux personnages.

Au final, j’ai réussi à plonger dans l’univers quassaintais, j’ai eu l’impression à certains moments de faire partie du cercle gravitant autout de Jen et Simon, j’ai ressenti beaucoup de choses qui font que j’ai apprécié cette histoire.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ton roman Dimitri, merci encore et bravo à toi pour cette belle histoire.

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