La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Parler de sa vie avec du recul, essayer de comprendre, de remettre en ordre les pièces détachées, se raccrocher à quelque chose pour avancer, telle est l’histoire que nous offre Diane Ducret dans ce livre publié chez Flammarion. La couverture aux couleurs pastelles ne laisse cependant pas présager le contenu des pages (comme quoi, il ne faut pas forcément se fier aux apparences!) et c’est donc une très belle surprise que m’a réservé ma lecture ce week-end.

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Partant d’une rupture avec son compagnon du moment, le récit retrace l’enfance d’Enaid (Diane en verlan) jusqu’aujourd’hui, où elle s’accomplit en tant qu’écrivaine trentenaire. Et pourtant, le chemin n’a pas été facile, loin de là. Des parents absents, des grands-parents comme parents d’adoption, une vie marquée par la recherche d’une chose qui cloche, et qui finalement se révèle être évidente… Il y a aussi les envies de se rebeller, les soucis de santé, qui rendent l’héroïne (oui, pour moi Enaid est une héroïne) bien vivante et réelle. Mais toujours la volonté de grandir, de se relever, de se détacher de cette malédiction qui semble la suivre n’importe où dans le monde (en témoigne les chapitres qui découpent le récit en fonction de la zone géographique où Enaid se trouve). Dans la vie d’Enaid, il y a des hauts et des bas, et donc dans le livre des passages durs et douloureux, et d’autres plus heureux. Je ne veux pas trop en dire car le récit fonctionne comme la vraie vie, avec des événements inattendus, qu’ils soient bons ou mauvais. A vous de découvrir 😉

 » – Sur une échelle de 0 à 10, à combien estimez-vous votre douleur ?

– 9.

– Pourquoi 9 ?

– Parce que l’on peut toujours souffrir plus que ce que l’on pense. Je garde un point de sécurité. »

Le roman est captivant et profondément touchant. L’humour qui n’est pas dissimulé permet au récit de ne pas tomber dans le mélodrame larmoyant d’une femme en quête d’identité. Enaid est pour moi une femme qui a conscience que le passé ne changera pas mais qui préfère avancer et vivre pleinement sa vie plutôt que d’essayer de rattraper le temps perdu. Il est difficile de s’identifier au personnage tant son histoire est véritablement personnelle. Pourtant, il y a des situations ou des questionnements qui, je pense, nous avons déjà vécus et qui nous apparaissent différemment à la lumière du récit. La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose est tout simplement un livre qui parle. La métaphore du flamant rose convient parfaitement à cette histoire, ou plutôt à cette leçon de vie dans laquelle Diane Ducret nous montre que tout est une question de point de vue!

« Lasse d’entendre que j’espère trop de la chirurgie et pas assez du bon Dieu, je me suis laissée convaincre de venir à Lourdes prier la Sainte-Vierge. Entre femmes, peut-être nous comprendrons-nous mieux. Personnellement, serais-je la mère de Dieu, j’aurais d’autres divertissements que d’apparaître à des bergères dans une grotte des Hautes-Pyrénées pour leur ficher la frousse. Mais c’est une question de point de vue. »

Un gros coup de cœur pour ce roman que j’ai déjà envie de relire, et pour Enaid à qui j’ai envie de dire merci pour son courage et dont j’admire la force de caractère.

Merci au groupe Perfecto, aux éditions Flammarion et à Diane Ducret de m’avoir permis de découvrir ce livre que je vous conseille vivement !

2 commentaires sur « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret »

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