Dans la vallée – Hanna Kent

Direction l’Irlande du XIXe siècle pour plonger dans ce roman parfait pour cet automne !

Vous l’avez vu, l’automne a du mal à arriver par chez nous. Les températures sont encore trop chaudes pour rester sous un plaid à regarder les feuilles tomber. Pour une immersion plus rapide, je vous propose de vous plonger dans le roman d’Hanna Kent, Dans la vallée, aux éditions Presses de la Cité.

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Normalement, vous devriez avoir une célèbre chanson entêtante qui vous pollue l’esprit. Essayez de la mettre de côté, car je vous assure, il n’y a pas de Dana dans les personnages, surtout en Irlande au XIXe siècle.. En revanche, il y a Nora, une vieille dame qui perd son mari du jour au lendemain et de manière étrange. Elle se retrouve seule avec Micheal, son petit-fils, dont elle doit s’occuper depuis la disparition de sa fille Joanna. A l’égard des superstitions qui nourrissent les habitants de la vallée, cette famille semble maudite. Du moins, de mauvaises ondes semblent graviter autour d’eux. Micheal n’est pas un petit-garçon comme les autres. Il présente des troubles physiques et psychologiques survenus – eux aussi – du jour au lendemain. Il ne parle plus, ne marche plus, passe son temps à pleurer ou à crier, alors qu’il a quatre ans. L’accumulation de ces sombres événements poussent Nora à agir : sous les conseils de Peg, une de ses amies, elle va embaucher une fille de ferme. Et elle ira voir Nance.

Nance, c’est ce qu’on peut appeler la sorcière du village, mais sous la connotation positive du terme sorcière. Saviez-vous qu’elles sont censées porter chance à votre foyer? Très humaine, Nance fait tout pour aider les autres habitants du village sans rien demander en retour, même si elle est exclue, marginalisée à cause des propos du nouveau prêtre arrivé au village depuis la mort du précédent. Selon ses dires, elle aurait le don, celui des Bonnes Gens (ou des Fairies, autre nom qu’on leur donne). Celui qui lui permet de faire fuir les créatures, le mauvais œil, celui qui peut vous guérir de tout, même de ce que le médecin ne peut pas identifier.

Au-delà d’une promenade dans la lande irlandaise qui m’a beaucoup fait penser au récit de Barbey d’Aurévilly pour l’ambiance très sombre et suspicieuse qu’on retrouve dans L’Ensorcelée, l’intrigue converge vers le petit Micheal : quel mal l’habite ?  C’est ainsi que vont renaître chacune leur tour les croyances, nourries par les commérages (autres aspects qui me rappellent Barbey d’Aurévilly), de sorte que la simple existence devienne un véritable combat au quotidien pour retrouver une forme d’apaisement.

Ce livre est devenu pour moi un incontournable de la saison. J’ai pris du temps pour le lire car j’étais littéralement plongée dans les pages, dans les histoires qui se croisaient, pour essayer de comprendre à mon tour la vallée. J’ai eu envie de prendre mon temps pour sentir l’obscurité du récit prendre place petit à petit, et cela a fonctionné. Je sais déjà que je le relirai à l’automne prochain !

Et vous, y a-t-il des histoires que vous adorez lire à l’automne ?

 

Un avis sur “Dans la vallée – Hanna Kent

  1. Généralement je lis des contes ou des romans assez tristes (Madame Bovary, Jane Eyre, Les hauts de Hurlevent…). C’est à double tranchant, soit je suis déprimée doublement, soit je trouve l’inspiration nécessaire à l’écriture ou au dessin.

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