Lire dans les transports

Petite, impossible de faire quoi que ce soit pendant les trajets en voiture ou en bus. Un rien me donnait la nausée. Les trajets étaient souvent longs… Mais depuis quelques temps, j’ai bravé ma crainte du mal des transports et j’ai osé ouvrir un livre dans le bus. Miracle, même pas une goûte de sueur, ni de boule dans le ventre.

Voici quelques conseils à tous les lecteurs qui aimeraient profiter de leur temps de trajet pour lire, lire et encore lire !

Comprendre le mal des transports

Avant toute chose, petit point scientifique sur le mal des transports. Eh oui, pour traiter un problème, rien de mieux que d’en comprendre l’origine !

L’oreille interne, située… dans l’oreille, regroupe l’organe de l’ouïe et celui qui assure l’équilibre. Le mal des transports correspond à la différence de perception entre votre équilibre (stabilité) et votre vision (paysage qui défile), deux informations contradictoires que votre cerveau transforme en sensation de nausée, sueurs, maux de tête… Tout ce qui caractérise un petit malaise. Le fait de lire, que ce soit sur son téléphone ou sur un livre, ajoute une dimension à traiter pour le cerveau et amplifie cette sensation de malaise.

Maintenant, le tout est de savoir si le mal des transports se manifeste uniquement lorsque vous essayez de lire ou tout le temps.

Le mal des transports… tout le temps

Vous faites partie de la team Vomito depuis toujours, et vous trouvez même que cela empire avec le temps ? Il existe des petits exercices pour travailler votre oreille interne. C’est grâce au sport que j’ai pu expérimenter ces petites choses, et que j’ai vu mon mal des transports diminuer (car il n’a pas encore tout à fait disparu). Dans le sport, et plus particulièrement en athlétisme, l’oreille interne est travaillée pour courir équilibré sans être étourdi, même les yeux fermés.
Dans un premier temps il suffit de se tenir droit dans un environnement où vous avez de l’espace, et de vous concentrer sur votre équilibre.
Une deuxième étape consiste à lever une jambe, pour se retrouver en équilibre sur l’autre. Vous allez voir, vous allez sentir que ça travaille dans les chevilles, et c’est tout à fait normal.
Une troisième étape est possible en fermant les yeux : vous risquez d’avoir l’impression de tomber dans le vide, pas de panique ! Vous pouvez garder la jambe au sol légèrement pliée, la tendre ajoute un niveau de difficulté.

Vous pouvez ensuite changer de jambe et trouver des variantes, en croisant les bras, en plaçant un petit coussin sous votre pied d’équilibre… Plus vous serez stable en toute circonstance, plus votre équilibre sera renforcé, et votre oreille interne parée pour vaincre le mal des transports. Diane Ducret avait raison, la meilleure façon de marcher (ou d’être un lecteur tout terrain) est celle du flamand rose 😉

Ces exercices peuvent être réalisés tous les jours, sur des séquences très courtes ! La régularité est la clé du progrès, mieux vaut s’exercer 5min tous les jours qu’une demie heure une fois par mois.

Attention, il ne s’agit pas d’une solution miracle ! Travailler son équilibre prend du temps et parfois… ça ne suffit pas. Je vous partage simplement ceci car c’est ce qui a fonctionné dans mon cas. Si vous êtes déjà très fort en équilibre et/ou que vous êtes quand même sujet au mal des transports, voici quelques autres petits conseils qui, je l’espère, vous aideront…

Le mal des transports quand on veut lire

Vous faites huit heures de route sans avoir un seul des symptômes évoqués précédemment ? Chapeau. Vous faites sûrement de nombreux envieux. Mais dès qu’il s’agit de sortir un livre, la première ligne vous donne le tournis et vous ouvrez la fenêtre le regard vitreux. Ne vous cachez pas, vous êtes nombreux aussi dans ce cas 😉

Là aussi, les exercices d’équilibre peuvent vous aider. Mais des détails peuvent vous permettre de lire, ne serait-ce que quelques minutes.

  • Lire sur une liseuse : c’est avec cet outil que je me suis rendue compte que j’étais capable d’enchaîner plus de 10 lignes sans me sentir mal ! L’adaptation de l’éclairage, de la taille de la police, et de tout autre élément de confort de lecture contribue au bien-être dans les transports. Pour ma part, cela m’a permis ensuite de faire la transition vers le livre papier.
  • Lire dans le sens qui vous convient (pour les trajets en bus/train): c’est peut-être bête, mais vous vous sentez certainement mieux dans le sens de la marche, d’autres dos à la route. D’autres encore seront peut-être bien perpendiculairement au trajet ! Le tout est d’être à l’écoute de son confort. Personnellement, je lis mieux en étant dos à la route.
  • Placer sa lecture hors champ de la route : placer sa lecture sur ses genoux et baisser la tête suffisamment pour ne pas voir le paysage défiler peut permettre de ne pas ressentir le mal des transports.
  • Se mettre à l’aise : avoir trop chaud dans les transports contribue à la sensation de mal-être qui peut survenir lors d’une lecture en bus par exemple. Découvrez-vous un peu, ouvrez votre manteau, dénouez votre écharpe/foulard, soyez à l’aise, surtout si votre trajet dure plus de 10m minutes !
  • Ne pas forcer : c’est pour moi le point le plus important ! Si vous vous forcez, et que vous vous sentez mal, vous allez associer la lecture dans les transports à un moment de mal-être et votre corps risque de réagir avec les symptômes du mal des transports à chaque fois. Il faut savoir s’écouter et accepter de ne pas lire tout le temps 😉

Tous ces petits conseils ne sont absolument pas universels et véridiques, c’est ce qui a fonctionné sur moi, grande malade dans les transports que j’étais et qui ne pouvait rien faire d’autre que de regarder la route. Aujourd’hui, je suis capable de lire dans le bus, en sens inverse de la marche, coté passager (mais pas encore à l’arrière de la voiture), en fonction des jours ! Eh oui, il y a des jours où ce n’est pas envisageable une seule seconde. Et alors ? J’écoute de la musique, je regarde dehors, et je profite encore plus de ma lecture le soir, bien stable dans mon canapé 😉

J’espère que vous ne vous attendiez pas à des solutions miracles et que ces quelques conseils vous donneront des voies pour vous sentir mieux en lisant dans les transports. Et si vous avez d’autres techniques, partagez-les en commentaire !

3 commentaires sur « Lire dans les transports »

  1. Alors moi, c’est assez drôle, parce que je ne peux pas lire plus de 3 mots en voiture sans avoir envie de vomir, mais dans le bus, aucun problème ! Je peux lire des pages et des pages… Je ne sais pas pourquoi.

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