Un Automne de Flaubert d’Alexandre Postel, chronique de la mélancolie

Flaubert, ce grand nom de la littérature française, cet emblème du XIXe siècle… Flaubert, auteur de la fameuse Madame Bovary, mais aussi de l’Education Sentimentale, ou encore de Salambô (je ne vous fais pas toute la liste, mais vous avez compris l’idée), voilà toute la matière employée par Alexandre Postel pour son dernier roman publié chez Gallimard. Un écrivain qui devient personnage, une vie qui a tout d’un roman. La bascule est bien vite opérée, mais fonctionne-t-elle pour autant ?

Un Automne de Flaubert d’Alexandre Postel, publié aux éditions Gallimard, 15€

Concarneau, 1875. L’Hôtel des Voyageurs reçoit pour la seconde fois Gustave Flaubert. Rien ne va plus pour l’écrivain : il n’arrive plus à écrire, financièrement il connaît la déchéance, il est tout simplement à l’automne de sa vie. Chaque jour, il se baigne, en compagnie du scientifique Félix Pourchet ; chaque jour, il y a la sardinerie, les odeurs du bord de mer, les grandes tablées de l’auberge, et toujours ces baignades qui suspendent le temps et la douleur.

Même agitée, la mer accorde toujours le repos à celui qui la regarde.

Alexandre Postel

Entre observation des études de son confrère scientifique, promenades mélancoliques, l’emploi du temps de Flaubert est aussi rythmé par l’attente des nouvelles de sa nièce Caroline et de son conjoint. Il dépend d’eux, financièrement, et les horizons ne sont pas bons. Et toujours l’écriture comme une épine, une étrangère qui complique les choses. Qui n’aide pas notre cher Flaubert à évacuer son chagrin. Jusqu’à ce qu’il essaye de réécrire un conte médiéval d’une sauvagerie inouïe, à la hauteur sans doute de ce mélange qui bouillonne en lui.

L’écriture d’Alexandre Postel, quant à elle, est un délice. Fluide, subtile, elle a su me plaire et me faire voyager dans le temps et dans l’espace, elle m’a transmis les émotions sans en dire trop. La vérité, aussi drôle, aussi triste, aussi douce soit-elle, est racontée avec justesse. Le tout saupoudré d’extraits de correspondances de Flaubert lui-même. Une projection littéraire réussie, comme un rêve, avec une fin digne de ces grands romans, qui résonne encore en moi des semaines après. A tous les amoureux de la littérature, ceux qui aiment aussi bien le fond que la forme, je vous conseille chaleureusement cette œuvre.

Et vous, appréciez-vous les histoires qui concernent les auteurs, les créateurs, les peintres ? Si vous en avez à me conseiller, je suis preneuse 🙂

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